Gilles Bisson Député de Timmins

Gouvernenment de l'Ontario

La prolongation du confinement au Nord de l’Ontario était évitable

Publié le 8 Jan, 2021

QUEEN’S PARK — À la suite de l’annonce selon laquelle le confinement au Nord de l’Ontario serait prolongé de 14 jours, les membres de l’Opposition officielle représentant le Nord – à savoir, M. John Vanthof (Timiskaming—Cochrane), Mme France Gélinas (Nickel Belt), M. Jamie West (Sudbury), Mme Judith Monteith-Farrell (Thunder Bay—Atikokan), M. Sol Mamakwa (Kiiwetinoong), M. Guy Bourgouin (Mushkegowuk—Baie James), M. Gilles Bisson (Timmins) et M. Michael Mantha (Algoma—Manitoulin) – ont rendu publique la déclaration suivante :

« Le gouvernement a annoncé hier que le confinement covidien serait prolongé de deux semaines supplémentaires au Nord de l’Ontario. Cette annonce a été appuyée par les médecins hygiénistes du Nord de la province.
 
« Depuis, nos bureaux sont bombardés par les inquiétudes de nos concitoyen·nes, qui se demandent si certains aspects de ce confinement prolongé sont dictés par des soucis de santé publique ou bien causés par l’inaction dont le gouvernement Ford a fait preuve précédemment.
 
« Les vies des propriétaires de PME sont dévastées. Après avoir pris toutes les précautions possibles, les PME restent fermées au public, alors que les géants des grandes surfaces comme Walmart et Costco, souvent situées dans d’autres communautés, continuent de vendre des produits non essentiels, encourageant ainsi les rassemblements et les déplacements de personnes. Les restrictions imposées à nos PME ont-elles un bien-fondé médical, ou sont-elles le produit d’influences politiques ? Sommes-nous en train de perdre nos PME à cause d’une mauvaise décision politique ?
 
« Les parents d’élèves, ainsi que les travailleurs et travailleuses de l’éducation, sont confondus et inquiets. La réouverture des écoles au Sud de l’Ontario a été différée, puisqu’il y a des études montrant que les élèves peuvent être infectés et transmettre le virus sans manifester de symptômes. Et pourtant, au Nord, bien que l’on nous impose un confinement prolongé, les écoles vont rouvrir. Les élèves du Nord ne poseraient-ils pas le même risque de contagion ? Et si le virus n’est pas aussi répandu dans le Nord, pourquoi nous a-t-on imposé une prolongation du confinement ? Tout cela n’a aucun sens.
 
« Depuis la première vague, bien des fournisseurs de soins de santé et des résidents ont exprimé des soucis, à savoir : les gens voyageant depuis d’autres régions de la province, et depuis l’extérieur de la province, risquaient-ils de faire augmenter le taux d’infection à la COVID et d’ainsi submerger nos ressources limitées en matière de santé ? Actuellement, l’Ontario est au milieu d’une deuxième vague encore plus grave, et cette inquiétude en est naturellement décuplée – et ce, d’autant que les règles de confinement ne contiennent aucune mesure qui limiterait les déplacements. Cette résistance aux restrictions en matière de déplacements est-elle ancrée dans des considérations de santé publique, ou bien est-elle dictée par un opportunisme politicien ?
 
« Les gens du Nord ont fait plus que leur possible pour limiter la propagation du coronavirus. Oui, nous voulons faire notre part, mais trop de gens sont en train de perdre confiance dans le gouvernement : ils doutent que l’équipe de M. Ford prenne des décisions reflétant les défis particuliers auxquels fait face le Nord ; ils doutent que leur gouvernement travaille à les protéger et à assurer leur sécurité. La confiance s’étiole. Il nous faut des réponses qui aient du bon sens. »